Quand j’ai créé Staccato à Nantes, j’ai écrit une sorte de profession de foi à propos de mes sélections…
Cette profession de foi n’a pas changé, le temps ne nous a pas encore donné de raisons de modifier ou nuancer cette ligne de pensée…
Tout au plus avons-nous évolué dans nos relations avec quelques marques qui n’ont pas toujours tenu leurs promesses sur le long terme…
Pas forcément pour des raisons de qualité. Parfois la sauce n’a juste pas pris…
Mais surtout parce que, au hasard d’une rencontre, apparaît un produit, une gamme, qui tout à coup relativisent beaucoup la place sur nos étagères d’appareils peut-être plus prestigieux, peut-être plus encensés par la presse, peut-être plus faciles à défendre parce que réputés… mais tellement moins bons sur tant de critères - parmi lesquels le sacro-saint rapport qualité / prix - que l’on n’ose plus, décemment, les mettre en avant. Et on s’aperçoit qu’on ne les utilise plus guère que pour valoriser les challengers discrets… Ce qui, déontologiquement, n’est pas emballant.
Donc, à l’heure où nous assistons effarés à une course à l’armement chez bon nombre de nos collègues plus ou moins proches, nous avons plutôt tendance à vider nos étagères. Les épurer.
Parce que, honnêtement, on en écoute du matériel, de ces écrins diaprés qui font roucouler la presse et baver les pauvres naïfs que nous sommes…
… Mais, au mieux, on découvre des appareils standards, archi-codés, des instruments d’a-musique s’empilant sans hiérarchie véritable dans la collection morne de la Grande Hi-fi Internationale…
A quoi bon alors ? Et si l’on cessait de vouloir nous faire croire qu’il y a une révolution technologique par mois !
Ah, certes, de temps en temps, au milieu d’heures cumulées avec patience à concentrer les sens et le plaisir vers la potentielle perle rare, il y a des surprises. Des mauvaises en pagaille, on vient d’en parler. Et puis de bonnes voire d’excellentes.
L’ASR Emitter par exemple.
Comme il y a eu un peu plus tôt Unison Research et Eera.
Notons au passage que ces découvertes relèvent toutes d’une même histoire : des artisans très spécialisés qui élaborent patiemment peu de produits en se tenant à une philosophie rigoureuse…
Et puis, objectivement, dans la pléthore de matériel testé essentiellement cocasse, il y a des produits bien faits, même issus de grands noms du son, d’une bonne musicalité standard, propres, sans gros défauts apparents, lisses, mais… si ennuyeux, si peu inspirés et… beaucoup trop onéreux par rapport à leur réalité technique et surtout au résultat audible…
Ce qui est plus surprenant, c’est de les voir quelques semaines plus tard sur les linéaires de magasins réputés. Mais bon…
- préamplificateur tube
- amplificateur triode sans contre-réaction
- intégré triode sans contre-réaction
- lecteur CD
- drive
- convertisseur tube sans contre-réaction
- enceinte acoustique
- platine T-D
- cellule phono MM & MC
- transformateur pour cellule MC
- câble
marque mythique s'il en est, une fidélité inconditionnelle à quelques principes fondamentaux, la Triode Reine, et des composants pointus, la mise à jour ou le perfectionnement à travers les années de vos chers amplis ou autres via des Up-Grade ciblés… Telle est la philosophie Audio Note survolant les décennies et les prétentions de progrès d'une concurrence avide de bluff marketing : des produits conçus et affinés patiemment par des mélomanes véritables, assoiffés de beauté et de poésie et capables de sacrifices impensables pour saisir l'opportunité d'un vinyl incunable…
Pour autant Audio Note ne craint pas le numérique : les magnifiques convertisseurs sans sur-échantillonnage, sans artifice, vous feront pleurer…
Ah, j'oubliais l'évidence : les cellules Audio Note, depuis la série MM IQ ( évolutive de 1 à 3 ) d'une dynamique époustouflante qui peut en remontrer à pas mal de Bobines Mobiles, jusqu'aux superlatives Io MC ( accompagnées de transformateurs d'anthologie ! ), vous permettront de vous installer confortablement dans de longues plages de bonheur : un seul effort : se lever pour retourner les galettes !
Et enfin Audio Note fait des enceintes de rendement élevé dans le même esprit de restitution enjouée et lumineuse…
Les éclats incisifs du violon d'Oïstrakh vous tentent ? La main sévère de Richter, le timbre si atypique de Peter Pears, mais aussi la colère rentrée de Lou Reed ? Audio Note vous révélera le plus profond de l'esprit des musiciens…
Quand la hi-fi est proche de la psychanalyse…
- préamplificateur tube
- amplificateur tube
d'origine britannique et non pas américaine comme le site du distributeur américain - imprécis et à lire avec précaution - peut le faire accroire ( le papa s'appelle Tom Willis et est installé à Nottingham ), les Art Audio sont justement baptisés : du chrome, du verre, du raffinement, de la beauté et des muscles, l'Art de rejoindre les contraires, la finesse et l'autorité, l'expressivité et le punch, la grâce et la sévérité : une universalité d'emploi assez ahurissante !
Le préampli Conductor ? Il est la preuve que, en électronique comme en art, pour simplifier la démarche et se concentrer sur l'essentiel, il faut une grande persévérance, une capacité permanente à se remettre en question, et un brin de folie : la maturité en quelque sorte…
Un circuit d'apparence dépouillée pour fournir à l'arrivée une des quelques valeurs absolues du marché, tout simplement…
Du haut de ses vingt watts, le Jota en remontrera à bien des prétendues références bodybuildées… Rien ne l'effraie dès qu'il s'agit de rendre hommage à l'éclat d'une interprétation, à l'engagement d'un musicien, à la suavité d'un quatuor, au sourire d'une diva ; aussi respecte-t-il autant Anna Moffo que Trent Reznor, Bertrand Cantat qu'Ivo Pogorelich…
Je ne suis pas loin de penser que le Jota TW Ref est un des tout meilleurs amplificateurs du monde, et je pèse mes mots : transparent, rapide, linéaire et varié, il a peu de rivaux qui associent autant de qualité dans le plus grand respect des fantaisies de la musique…
Là encore, une approche déconcertante de l'absolu… Ce qui relativise beaucoup son prix…
Les blocs Quartet ou Concerto ?…
Une abondance de puissance maîtrisée, les Quartet représentent un sommet de l’ampli puissant et coupleux, onctueux et infatigable, un des rares amplificateurs à triodes capables d’affronter des charges tordues ou des configurations épuisantes sans tomber dans la caricature des mauvais totors !
Oui, bon, j'arrête, j'avais promis de ne pas rentrer dans l'énumération de catalogue…
- ampli
- préampli phono
Une preuve supplémentaire que Staccato ne s'enferme pas dans des principes.
L'objet dont il est question ici ne ressemble en rien aux " frêles tubes " qui égayent mes étagères (et vos oreilles)
L'ASR Emitter 1 Exclusive est tout sauf discret.
Trois blocs massifs et denses (alimentation titanesque, bloc de batteries et ampli) pour un intégré, ce n'est pas fréquent. Surtout lorsque l'on sait que le tout dépasse les 80 kilos.
Et pourtant, au-delà du sérieux de l'architecture et des composants ( le poids ne vient pas du châssis !!! ), jaillit une restitution mélodieuse d'une exemplaire souplesse de ballerine, d'une frémissante suavité, d'une sérénité de Maître, d'une ardeur sensible de Prima Donna, et d'une autorité de bunker, le tout dans un ambitus quasiment infini.
Oh, bien sûr, s'il faut lâcher les chevaux, le V6 répond et grimpe dans les tours comme pas deux : n'allez pas le taquiner, il peut briser vos murs et intimider le tonnerre !
Mais où il donne une sévère leçon à la quasi-totalité de ses concurrents (quels concurrents ?), c'est par sa capacité à livrer en finesse des timbres profusément riches dans une gamme de substances d'une densité épanouie, sans jamais jamais caricaturer, exagérer, enjoliver et ce, à quelque niveau que ce soit, sur tout type d'enceintes, des plus détendues et faciles aux plus exigeantes et gourmandes.
Le spectacle du vivant enfin possible avec des enceintes paresseuses en diable !
En résumé, dans la catégorie " puissant ", il devient difficile d'exiger plus, y compris d'éléments séparés et à des prix scandaleusement plus élevés !
Le prix : parlons-en ! Surtout au regard de ce qui est affiché aux Etats-Unis ! Oui : pour une fois le sens de la distribution nous est favorable ! Mais, quand même, en dépit de cet avantage évident, le prix de ce formidable engin reste étonnamment retenu : une construction capable de résister aux tremblements de terre, des composants idéalement associés, une structure réellement innovante et performante, comment est-ce possible ? Rationalisation extrême (teutonne !) de la fabrication et de la commercialisation (ne mettez pas le nez dans la liste des options !), une logique d'implantation imparable et un homme - Friedrich Schäfer - qui, ayant pris le temps (27 ans !) pour faire mûrir sa société et ses produits, a su rester humble et raisonnable… Ce à quoi il faut rajouter un effort commun sur toute la chaîne de distribution : et voilà !
Bref, on ne débourse pas inutilement des sommes indécentes pour entretenir un mythe. Ou en créer un…

Et puis si vous avez des enceintes franchement impossibles, aux filtres aussi périlleux que des marécages ou au comportement un rien capricieux, il y a l'Emitter 2.
C'est le même schéma en superlatif ( étages de puissance vitaminés… ), avec une double alim ! C'est dire !
Une transparence encore accrue, une présence de citadelle dans un écrin de soie, une luxuriance de timbres dans une atmosphère de poésie, une élégance de jouvencelle dans une musculation de Spartiate : l’Emitter 2 se rie des impossibilités. Et cette fois encore proposé à un prix indignement faible face à ses contradicteurs…
Les préampli-phono maintenant : sans hésitation des must ! Dès le Mini Basis jusqu'au Basis Exclusive et son alimentation par batterie.
Valeurs sûres sans aucun doute, le choix d'une vie probablement…
- préamplificateur tube
- amplificateur tube
- intégré tube
- lecteur CD
- drive
- convertisseur tube
- câble
le romantisme à la française, l'impressionnisme musical, ou tout ce qui a rapport à la vénusté et aux sentiments les plus nobles. Des flots d'harmoniques dans un équipage inimitable d'or et de chrome… Une certaine aristocratie de l'artisanat dans l'intention de peindre de merveilleux paysages aux tonalités somptueuses…
Jadis a décidé de nous émerveiller pour de nombreuses années, et c'est une bonne chose !
Intégrés, préamplis et amplis, convertisseurs, lecteurs intégrés, Jadis est bien présent sur tous les fronts y compris l'intégration des I-Pod dans les critères de somptuosité chers à la marque
- amplificateur tube
- intégré hybride
- lecteur CD / SACD stéréo
Autre marque française fabriquant en France, AudioAéro est célébrée en Asie ou Amérique et curieusement quasiment inconnue sur sa terre natale.
Il est temps que cela change : quand on fait des produits aussi résolument musicaux, aussi délicieux, aussi " groovants ", aussi puissants, contrastés et nuancés ( en prix comme en éclats dynamiques ) avec le même bonheur pour les oreilles à l'arrivée, pourquoi ne pas le faire savoir ?

Atypiques dans leur conception, Capitole et Prestige bénéficient d’’entrées analogiques et numériques, d’un réglage de volume et d’une impédance stable leur permettant de se passer de préamplificateur et d’attaquer directement un ampli de puissance. Les essais répétés prouvent qu’il faut aller loin en préamplificateur pour surpasser ce branchement direct.
Le Capitole Classic n’est pas doté de cette possibilité et permet d’accéder au rêve Audio Aéro à un prix plus doux…
Le Capitole a été vanté partout, le Prestige lui rafle la première place d'une courte tête et les Prima permettent d'approcher un bonheur que bien de méritants adversaires de tous pays, souvent beaucoup plus chers, ne parviennent pas même à évoquer…
- amplificateur
De conception et fabrication françaises, Euphya est une marque bien imprimée dans l’esprit de nombreux mélomanes.
Des productions singulières, des puissances " suffisantes " comme dit leur concepteur avec humour, une attention toute particulière portée sur les diverses perturbations électriques et électromagnétiques ou autres pollutions HF ou mémoire des composants, ainsi que sur une inconditionnelle stabilité et fiabilité…
C’est l’arrivée du modèle 280 qui nous a conduits à accueillir ce sympathique créateur.
Un délié savoureux, une expression claire de cette notion souvent galvaudée de " fruité des timbres ", des fins de notes jamais tronquées mais au contraire un lien si rare dans le monde des amplis à transistors de quelque prix que ce soit.
A propos de prix : les propositions Euphya sont étudiées pour défier des appareils honteusement plus coûteux.
Muni de série d’une excellente carte phono MM, le 280 peut en option être accompagné d’une splendide carte MC.
En outre, possibilité très appréciable du moment qu’elle ne tourne pas à l’emprisonnement sectaire, le 280 restera votre fidèle compagnon tout en évoluant en puissance, transparence et rapidité par l’ajout d’un boîtier d’alimentation extérieur qui le fera grimper notablement en gamme.
Cette alimentation hisse le 280 de plusieurs crans en autorité, stabilité, souplesse d’emploi et pouvoir de résolution. Le 280 atteint même une qualité de définition assez stupéfiante !

On a souvent vu associés les noms de Mulidine et d’Euphya, comme par une sorte de lien naturel. Maintenant que Staccato a prouvé depuis longtemps l’universalité d’emploi des Mulidine, nous allons démontrer qu’un Euphya peut parfaitement vivre sa vie sur diverses enceintes.
Pourtant, indubitablement, la combinaison des deux marques cousines est bien alléchante…
Aussi, mélomanes de tous poils, si un équipement 100% français, révélant le génie de vos interprètes favoris, vous tente, pas de souci : Eera DL-1 + Euphya 280 + Mulidine Capriccio vous feront vivre de longues heures de frissons.
Et pour les gourmands : DL-1.5 + 280 ou 280 & ALS + Cadence ! Vous n’êtes pas près de changer de système, croyez-moi.
- intégré tube
- convertisseur
- étage phono
La preuve par 4 que l'on peut utiliser des tubes et driver n'importe quelle enceinte ; rigueur, franchise, droiture : le tube est coloré ? Ecoutez Audiomat ! Le tube est mou ? Audiomat ! Le tube est anémique ? Audiomat !
Les convertisseurs ? Ils réveillent les morts : de l'énergie brute dans un océan de timbres. Et, comble de bonheur, encore une marque française fabriquée en France… Quand on peut
- lecteur CD / SACD stéréo
- drive
- convertisseur
la vocation est simple : aller chercher l'info dissimulée au " fond du sillon ", comme on disait à l'ère du vinyl.
Les dCS livrent toute l'information sur un plateau, sans rien omettre, sans rien transformer, sans rien taire ou déguiser ! A vous de faire ce que vous en voulez.
Une expérience sans équivalent…
Bon, la contrepartie est évidente : mieux vaut que le reste soit à la hauteur, parce que dCS, c'est sans concession. L'humour ou l'indulgence ne sont pas les premières qualités de la référence absolue en conversion numérique…
La nouvelle gamme se distingue par deux aspects significatifs :
- les mécaniques sont désormais des modèles Esoteric. Associées au savoir faire en matière de conversion de dCS, leader mondial dans le domaine Pro, c'est dire ce que l'on est en droit d'attendre de ces merveilles !
- Profitant du renouveau, dCS a aussi admis que faire de beaux objets ne retirait rien à la qualité ! Ouf…
Le résultat ? Dès le Puccini, dCS présente des lecteurs dotés d’un pouvoir d’analyse sans équivalent, d’une dynamique ardente mais sans jamais tomber dans la froideur, bien au contraire, libérant une restitution fluide et raffinée…
- préamplificateur tube
- amplificateur tube
- intégré tube
- intégré hybride ( Unico )
- lecteur CD ( Unico )
Le charme latin par excellence, les ruissellements du soleil dans des écrins techniques et esthétiques pour le moins originaux ; et du caractère, souvent même bouillant.
Des circuits pas comme les autres, allant parfois jusqu'au contre-emploi !
De la Classe A, du Single Ended grâce à des parallèles de tubes habituellement utilisés en Push-Pull, de la triode délivrant à peine 25 W mais capable de faire swinguer un cercueil, tout y passe, rien ne fait peur à ces diables d'italiens !
Vous êtes en quête d'un intégré universel, charismatique et poétique ? Le S8 vous attend ; tendre et pêchu, transparent et d’un ambitus prodigieux, rapide et moelleux, la palette infinie de tonalités propre aux triodes, une puissance subjective époustouflante qui paraît sans limite, une disponibilité de tout instant… L'ampli des paradoxes !
Petit budget et enceintes souples ? Le S2K est fait pour vous, il a du couple et de l'élégance…
Le S6 : avec sa bonne humeur communicative, il a fait du tort à quelques références - que j'aimais pourtant beaucoup - par sa capacité à gommer les contradictions. Il chante comme une diva, il est costaud comme un bûcheron, a le panache d'un stentor ( le guerrier, pas le protozoaire ), il est de bonne composition, accommodant, il aime les musiciens, mais ne craint pas l'électro, bref, une approche de la tolérance rare en hi-fi…
Le Sinfonia ? Version simplifiée du superlatif Performance, il est de ces rares intégrés à tubes qui n’ont peur de rien, sans pour autant basculer vers la caricature ; il ne craint ni les caprices de certaines charges d’enceintes ou entortillement de filtres, ni un chanteur à la voix démoniaque de quelque genre - à qui puis-je penser ? Le Mefistofele de Ghiaurov vs Bruce Springsteen ? – ni un riff de guitare saturée à la Hendricks ou Vernon Reid, ni les boucles lourdes et pleines de Yello, les fantaisies boisées du Guarnerius de Stern, les couleurs sombres du piano de Schnabel, ni le miel de quelques jolies promeneuses du jazz, ni des élucubrations exploratrices au saxo de Jean-Charles Richard. Humain et tolérant, la musique est son seul credo… D’une présentation racée, il est aussi passe-partout que chantant, respectant le contour ou l’enveloppe, la célérité et la souplesse…
D’une résolution supérieure au S6 et peut-être un rien en dessous du S8 côté magie, il trouve sa place naturellement au milieu des deux, en offrant une souplesse d’emploi peu commune.

La Performance laisse à peu près tout ampli de 3 fois son prix sur place dans absolument toutes les épreuves, parmi lesquelles la seule vraiment fondamentale : un sens inouï de la musique et toutes ses subtilités, des dosages fins, ses contrastes vivants, son exigence infinie…
Et ainsi de suite ; dans une gamme aussi hétéroclite que réussie, aussi impatiente d’approcher l’humanité, de dévoiler l’âme des musiciens plutôt que d’enjoliver en permanence leur " son " ( si si, croyez-moi, c’est ce que prétendent faire la plupart des appareils à tubes : plus beau que nature ! ), impossible de ne pas trouver son bonheur.
A tel point que l’on se demande pourquoi cette marque reste si marginale dans les esprits ?
Pas assez chère ? Oui, si on considère les références dont ils sont les challengers et que pourtant ils surclassent sur tous les critères, on peut s’interroger ! Et n’allez pas imaginer que ces appareils sont réalisés à l’économie : à défaut d’utiliser les composants les plus pointus du monde, les créateurs de chez Unison ont choisi la pérennité !
Le refus d’Unison Research de céder au snobisme d’une utilisation complexe et ésotérique du tube ? Possible aussi : pas besoin d’ " d’ampoules " rares négociées en baril de pétrole pour s’exprimer chez Unison Research !
Un bonus : la télécommande, rarement proposée de série dans l'univers du tube…
Et puis, pour des budgets plus modestes ou des puissances plus conséquentes, il y a Unico, la gamme des amplis hybrides et lecteur CD, créés avec le même goût pour les musiques du monde… Le bonheur offert par le petit Unico P par exemple ne se dément pas. Il intègre sans complexe ce que nous avons fini par appeler : la chaîne des amis !
Que voulez-vous ? Chez Unison Research ce sont des sorciers ! Pas de raison qu'ils s'arrêtent en chemin…
www.unisonresearch.comwww.bc-acoustique.com
- préamplificateur
- amplificateur
- intégré
- lecteur CD
- drive
- convertisseur
- tuner
- étage phono
- amplificateur pour casque
- étage à tubes
Staccato, disciple du tube ? Esprit de clocher ? Tubiste entêté ? Ben non… Quand on trouve des instruments qui ont un tant soit peu le sens de la musique, on prend, sans songer formule plutôt qu'une autre…
La nouvelle série X est un ravissement pour les yeux et les oreilles… Joyeux et dynamique, cet empilage à option de petites boîtes est un enchantement pour les oreilles de tous et un bonheur pour les dames peu enclines à l’envahissement de leur intérieur par des kilos d’alu…
Et est-il utile de défendre les A 5.5 ou KW alors qu'ils sont internationalement couverts d'éloges, de récompenses, de bonnes notes, d'étoiles et de Diapasons ?
Quand la puissance est compatible avec la finesse…
Et puis Musical Fidelity, c'est une pléthore de petites électroniques de complément pour le moins sidérantes, sans même parler de leur prix plancher : préampli phono, ampli pour casque, étage de gain autonome, petits convertisseurs… Un coffret à bijoux…
www.musicalfidelity.comwww.general-radios.com

- préamplificateur
- amplificateur pure classe A
- intégré pure classe A
- lecteur CD
Pionnier et pilier de la classe A, Sugden a en plus la délicatesse de fabriquer des amplificateurs et des lecteurs CD réellement beaux ! Ce qui évidemment ne suffirait pas si la plastique n'était pas au service d'une esthétique sonore sans faille, une musicalité frôlant celle des meilleurs tubes mais offrant une large universalité d'emploi en dépit de faibles puissances annoncées.
Faibles puissances certes, mais en vraie Classe A et non pas en pseudo glissante ou autre fantaisie…

Un son dense, précis, agile, varié et très tenu, mat dans le bon sens du terme, jamais d'exubérance, mais une stabilité inconditionnelle…
… pas forcément lumineux mais toujours mélodieux, toujours au service de La Musique, Sugden a un vrai et sincère amour des variations de tonalité, des atmosphères magiques, des nuances fines…
Sugden : Fritz Reiner de l'électronique ?
Ah oui, au fait : ça n'est pas du tube.
La gamme Mystro vient désormais compléter habilement les nobles lignes A21 et Masterclass en proposant des produits à prix franchement bas, de qualité et fabrication Sugden, même si de conception un peu moins distinctive.
Enfin une alternative aux Unico ? Oui, sans aucun doute : associés à des Mulidine Capriccio, c’est un régal de chaque seconde : de la délicatesse et de l’ampleur, des timbres subtils et variés, un sens du délié digne des meilleurs : un bonheur ! Cerise sur le gâteau : il y a même une entrée phono MM !
Une nouvelle chaîne des amis est née !
A découvrir absolument !
C’est juste agaçant de constater une fois encore que c’est au sein des marques moins sur le devant de la scène que l’on respecte la trame musicale avant tout, à l’encontre des petits favoris de la presse usurpant leur réputation à la force de la répétition…
www.sugdenaudio.comwww.imaginhome.com

Sugden, toujours passionné d’esthétique, propose également la série « Bijou ». Croyez-moi, elle porte bien son nom ! D’adorables objets, présentés si on veut sur un portant élégant : enfin une autre vision de la haute-fidélité…
- préamplificateur
- amplificateur
- intégré
- lecteur CD
- lecteur Blu-Ray
- tuner
Les récentes créations de Micromega viennent épauler nos bons vieux NAD dans l’entrée de gamme.
Le même créateur depuis l'origine, bien connu de tous, et des moyens nouveaux pour proposer une gamme attrayante à des prix très étudiés.
Des produits élégants, de faible encombrement et de belle facture, fabriqués en France.
3 lecteurs CD à moins de 1 500 €.
Le petit CD 10 est joyeux et d'une rare animation dans sa tranche de prix.
Il a même reçu un Macaron d’Or dans la presse. Mais, ce genre de médaille en papier, vous avez compris ce que l’on en pense…

3 intégrés à moins de 1 500 €, dont un puissant 2 x 90 w (2 x 180 sous 4 ohms) remarquable de douceur, de précision et de tenue.
Une ribambelle d’entrées (dont une en façade pour vos I-Pod et une entrée phono MM) et diverses sorties…
Un tuner et des préampli et amplis séparés.
Et des éléments Home-cinéma…
Une gamme complète, intelligemment étagée, une robe noire ou aluminium au choix, pour qui aime la clarté, la précision et la rapidité ; que demander de plus ?
Un retour attendu et dans la fidélité à soi-même d’un créateur qui a marqué l’histoire de la hifi et entend bien continuer.
- amplificateur " numérique "
- intégré " numérique "
Les vertus du progrès : compacité, qualité, économie d'énergie et grande souplesse d'association.
Bon certes, c'est un peu exagéré de prétendre les comparer à des ( bons ) amplis valant 2 fois leur prix, mais il est vrai qu'ils mettent à terre un bon paquet d'amplificateurs réputés, quelle que soit leur technologie, et coûtant en effet beaucoup plus cher.
Vifs, séparant les contours comme pas deux, veloutés, jamais agressifs, ils se sortent vraiment pas mal des messages les plus complexes !
De là à croire que le numérique ( en réalité " à découpage " ! ) est la voie royale de l'avenir, il y a danger. Ce sera sans doute avéré pour des raisons économiques, car le numérique ne coûte pas cher, mais attention : l'expérience prouve que tous les amplis numériques ne se valent pas, ne laissent pas espérer pas les mêmes qualités !
Une Taupe Volante, c'est plus mignon et plus délectable que des tempêtes de glace ou des forces numériques, non ?
- platine T-D
Certains détracteurs se gaussent en claironnant haut et fort que ça n'est plus ce que c'était… Mais de quoi parle-t-on pour regretter obstinément les valeurs d'antan ? De ces platines qui colorent à loisir, de ces platines molles qui livrent un son épais qu'on assimile au vinyl ?
" Older " n'est pas systématiquement " better " ! La TD-850 est probablement une des meilleurs platines du marché toute catégorie confondue.
Simplement parce qu'elle tient son rôle, celui d'une base stable, anti-résonnante, dotée d'un moteur à fort couple pour maintenir l'inertie d'un plateau lourd, plein et mat et repousser le niveau de bruit du disque, point final.
Pour un budget légèrement supérieur, la 2030 ajoute une touche d'élégance pas désagréable quand on connaît la durée de vie d'une platine T-D !
- platine T-D
Des objets magnifiques, une technologie à la pointe des nouveautés de la mécanique et de la cinétique, des solutions innovantes, une gamme large et dont les performances grimpent délicieusement, un look ravageur, du plus petit au plus gros modèle les V.Y.G.E.R révèlent des qualités insoupçonnées en terme de lecture vinyle, qui allient rigueur, justesse et sensibilité.

Rien décidément ne remplacera le plaisir de voir les impérissables galettes noires tourner sur ces splendides machines…
A découvrir sans à priori…
Disponible à Bergerac uniquement
- platine T-D
Des choix techniques peaufinés depuis des décennies pour un résultat dépouillé en apparence, une pureté de lignes liée à des performances musicales incontestables.
Les Michell soignent nos chers vinyls, en extraient la substance pour la plus grande joie de nos oreilles qui ont parfois oublié la flamboyante suavité, la plénitude immédiate, la respiration d'athlète, le lyrisme immédiatement désarmant des bon vieux 33 t…
Une belle gamme, un bien beau bras, une réalisation soignée, des dessins impérissables pour des produits affranchis des modes. Que demander de plus ? Les payer plus cher ? Ah, en effet… Certains pourraient s’en plaindre…
Gyro SE, Orbe, des noms qui font rêver depuis longtemps maintenant et pour quelques siècles encore…
- cellule MM & MC
- transformateur pour cellules MC
Dans le domaine des cellules, il est facile de se disperser. Certes, il y a actuellement une curiosité nouvelle pour le vinyl, mais de là à croire que tout le monde s'équipe, il y a un cap. Aussi vaut-il mieux sélectionner…
Chez Staccato nous aimons les cellules Ortofon, presque toutes, aucune ne vous trahira et certaines méritent sans peine de rentrer dans la catégorie Référence : une Kontrapunkt B peut rivaliser sans problème avec quelques jalons ultra haut de gamme du marché.
Ortofon permet par conséquent de couvrir une demande large et variée en MM ou en MC !

Mais, ponctuellement, nous serons ravis d'envisager d'autres hypothèses avec vous…
- cellule MC
- préamplficateur phono
une gamme de cellules MC très haut-de-gamme dont les prix ne sont pas forcément ceux que l’on croit.
Magnifiquement fabriquées, des pointes aux profils sophistiqués, les Benz-Micro sont pour beaucoup des jalons, loin de tout ésotérisme.
Souvent disponibles en plusieurs niveaux de sortie, les cellules Benz-Micro sont plutôt faciles à vivre.
Certains estiment qu’elles sont tout simplement les meilleures du monde. Oui, bon, le débat n’est pas plus intéressant que ça : que de musique en tout cas. Que de surprises enfouies à flanc de sillons que l’on croyait usés.
Enfin, c’est suffisamment rare pour être souligné, Benz-Micro propose la remise en état de toute cellule endommagée, pointe cassée ou autre.
- préamplificateur tube
- amplificateur tube
- intégré tube
- lecteur CD
- tuner
Contraction de Joyce et Linda, m'a-t-on dit, prénoms des épouses des deux créateurs.
JoLida est la preuve ( rare ) que l'on peut accéder aux joies du tube sans se ruiner à vie ni se retrouver face à des appareils dégoulinant comme des loukoums : JoLida, c'est transparent, rapide, voluptueux, nuancé : c'est déjà du tube haut de gamme, dont les performances ne vont pas disparaître au bout de quelques mois…
Le JD 102 est une vraie petite bombe avec ses vaillantes EL 84, agile, bouillant, il n’acceptera pas toutes les enceintes du marché, mais s’il se prend à en aimer une… C’est pour la vie !
Le JD 202 est à ce jour mon best-seller, franchissant les modes, surmontant les attaques sournoises des pales copies ou des carrosseries somptueuses venues d’un soleil plus loin…
Le JD 302 ? Plus universel d’emploi que le 202, il n’est pas que ça : il va plus loin sur tous les critères, résolution, timbres, lisibilité. Sauf un, à mon goût : la présentation reste un peu en dessous. Il faut savoir ce que l’on veut : ses qualités musicales sont souveraines.
Et ainsi de suite pour des produits toujours performants à condition de rester vigilants face aux mauvaises copies.
Jolida : la marche qui précède Unison Research sur le Podium de nos amours !
- préamplificateur
- amplificateur
- intégré
- audio-vidéo
- lecteur CD
- tuner
- platine vinyl
- étage phono
Est-ce vraiment utile de présenter Nad ?
Oui, parce que si tout le monde connaît, tous les bruits courent sur ce trublion qui a été, en 1973, à l'origine de quelques révolutions.
Oui le talentueux Bjorn Erik Edvardsen est toujours aux commandes, oui la qualité Nad est toujours là des années plus tard et un C 326 BEE est un bijou dans sa catégorie, un Visio un enchantement, un M3 ou M5 une merveille technologique, et oui les Nad sont fiables.
A propos du M3 et son complément direct le lecteur CD/SACD M5 : je vous les conseille sans réserve. Coupleux, d'une présence à bas niveau qui n'est pas sans rappeler de gros américains aux grands yeux bleus, le M3 a une puissance phénoménale en réserve, du panache et du fruité ; c'est si flagrant qu'on songe aussitôt qu'un tel monstre pourrait être bien plus coûteux. Surtout au regard de la fabrication et de l'ergonomie ( des astuces et des réglages malins permettent de se sortir enfin de situations parfois inextricables ).
Quant au M5, il prolonge le M3, tout naturellement…
Appareils pour première chaîne ou d'attente, appareils de prestige, désormais en passant de C à M, Nad est présent sur tous les fronts…
- préamplificateur
- amplificateur tubes
Au départ, Riccardo Kron ( K. R ) est un fabricant de tubes, travaillant jadis pour Tesla, qui rapidement se distingue par des réalisations hors normes totalement dédiées à l’audio et réellement novatrices ; et puisqu’on n’est jamais mieux servi que par soi-même, KR-Audio devient rapidement un repère stable dans le labyrinthe des constructeurs d’électroniques audio grâce à des réalisations atypiques défiant les modes et atteignant au sublime via le choix de techniques simples et spécifiques et de composants aussi rassurants que des transformateurs fabriqués sur mesure par Lundahl.
Une gamme certes un peu complexe mais des performances inouïes à l’arrivée réunissant le meilleur de technologies souvent contradictoires : le moelleux, la richesse harmonique, la rapidité, la tenue et la puissance, la sensibilité et l’autorité.
Songez tout de même qu’un Kronzilla SXi développe 50 W en pure classe A sur une seule triode et sans contre-réaction ! 52 kilos d’éloquence musicale !
D’une mise en œuvre un peu délicate - à ce stade de qualité il faut veiller à tout - les KR-Audio se révèlent des compagnons d’excellence des enceintes fétiches de Staccato, à savoir les Strad-audio.
L’abondance expressive servie par des épaules baraquées réussit l’incroyable pari d’universaliser l’emploi de transducteurs si rétifs à la médiocrité ambiante ; petites pièces ou grands volumes, aucune crainte à avoir, l’association de ces 2 marques apparemment étrangères se révèle d’une évidence musicale sans peu d’équivalent même en multipliant exponentiellement la facture !
Médusés par l’association VA 350 / Ada +, nous tremblons encore de l’émotion et le punch distillée et asséné par la réunion Kronzilla SXi / Lemda.
Sans parler bien sûr des blocs mono Kronzilla DM…
D’une extrême délicatesse, la restitution associe une rigueur tonale sans faille à une capacité au relief et aux contrastes probablement unique. Grain, matière, délié, nuances et plénitudes, charpente et sensibilité, un monde de vie et d’élan, d’abymes et d’altitudes, d’intensité émotionnelle et d’ardeur fragile : la musique donc…
La délicatesse de Clara Haskil riant sous la vigueur de Richter, l’inventivité de Brian Eno contournant la rigueur de Schuricht , La poésie de Kate Bush jouxtant la férocité de Sepultura…
Petite précision utile : les tubes KR, souvent uniques dans leur référence, sont quasiment inusables, sous réserve bien sûr de bonnes conditions d’utilisation ! Il convient dès lors de relativiser beaucoup leur prix élevé quand on sait que leur durée de vie est à peu près dix fois celles de tubes réputés.
- intégré tube
- étage Phono
Que dire de Tosca ? Issu du berceau infiniment luxuriant de Fidelta, Tosca pourtant ne fait pas du Fidelta : ils n'en ont gardé que le meilleur !
Peu de modèles mais une simplicité émouvante au service de l'Authenticité… à propos de laquelle il y a peu à commenter.
Tosca, ce sont des schémas simples mais bourrés d’astuce, le choix de tubes rarement employés mais pas ésotériques non plus ( 6V6, 6C45, 300B+… ), des composants de compétition, Black Gate, Simlic, Mundorf, JJ, Elma, transformateurs sophistiqués, des châssis antisismiques, un câblage entièrement en l’air…
L'actuelle gamme des intégrés Tosca - AT-3 ( à prix doux compte tenu de l'inexprimable musicalité qu'il déploie ), AT-7 ( 72 kgs pour 16 W, déjà ça se visite mais quand on écoute, on se demande si tout ce qu'on a écouté avant n'était pas coloré ! Que de tonalités peuvent recéler nos chères galettes argentées ! ) et sous peu AT-5 - n'est vraiment pas universelle : de 8 à 16 w, sans contre-réaction ( ou si peu ! ), ça ne drive pas tout, comme on dit dans notre vilain jargon…
Mais si le mariage se fait, alors les Muses s'en donnent à cœur joie :
Tosca et Audio-Note : du bonheur, un florilège de sensations.
Tosca et Strad : l'entéléchie !
C'est tout !
Les électroniques les plus naturelles du marché ?
Je ne suis pas loin de le croire !
- lecteur CD
Marseille est une ville formidable ! Cosmopolite, contrastée, sombre ou lumineuse au hasard des détours dans des ruelles animées et bruissantes, toujours changeantes.
Marseille est aussi la ville bénie où sont nés les Eera ! Ils n'en ont gardé que la lumière ; mais une lumière toute en nuance et finesse, une transparence de cristal, sans artifice, sans recherche d'effet, une lecture soyeuse, huilée, un sens du phrasé, du lien, de la mélodie, un refus du racolage hi-fi ou du spectacle vite harassant…
Bref, une vision féminine ( dans le sens inspiré du terme : Gary écrivait dans " les Racines du Ciel " : une certaine féminité extrême, avec ce que cela suppose d'intuition et de sympathie, c'est à mon sens ce qui approche le plus de la véritable intelligence… ), nonobstant ce singulier aplomb des fondamentales, ce panache permanent, cette densité louable qui charpente la note autour d'un noyau, qui définit au mieux la substance des instruments ou les perles de la chair. Très beau !
Et puis ce qui ne gâche rien, la présentation des appareils est d'une sobriété idéale.
Une dernière raison de jubiler ? DL.5, 1, 1.5 ou 2 sont des machines dont le prix est un vrai prix ! Autrement dit, elles ne craignent absolument la comparaison avec des objets beaucoup plus - voire scandaleusement - coûteux !
Parce que, de la validité des prix en haute-fidélité, il y aurait beaucoup à dire !
D'où sans doute la rareté des points de vente de ces machines ruinant les espoirs de fabricants ambitieux : on choisit de représenter Eera par déontologie, pas par mercantilisme !
Eera donne l'occasion de s'en rendre compte !
Une découverte tardive, parce que j'avais un peu des a priori… Comme quoi…
Eera a choisi de garder pour sa gamme d’appareil une hiérarchie constante : les appellations DL-1, 1.5 et 2 ont donc connu de nombreuses évolutions à travers les années. Pour éviter les confusions, les machines de Didier seront désormais estampillées d’un millésime sur la face arrière… Nous en sommes par exemple pour le DL-2 à V3.1 / 2009.
Ah oui, une petite info dans le creux de l’oreille. Je suis si séduit par l’ardeur jubilatoire de ces sobres objets ( qui m’aident enfin à faire un tri drastique sur mes étagères ) que papa Eera a concocté pour me faire plaisir une série limitée du DL-2 SE . Ça vous dit ?
- enceinte acoustique
Pas tenté par la lumière des projecteurs, Marcel Rochet a toujours été patient et obstiné ( têtu ? ) dans sa quête de la reproduction musicale. Jamais l'envie de voir sa société passer à la vitesse supérieure ne l'a tenté : trop de risque de voir s'échapper l'âme de ces chers transducteurs…
Son successeur, Marc Fontaine, est du même bois : celui dont on fait les meilleurs instruments. La gloire importe peu, la qualité de l'ouvrage seule compte.
Alors oui, quand on sort une nouvelle enceinte tous les trois ans, on n'est pas trop présent dans la presse, on n'a pas forcément les moyens, ni l'envie de placardage publicitaire. Mais essayez de suggérer à un propriétaire de Mulidine de changer d'enceintes !
Mulidine fabrique des outils pour mélomanes.
Je sais, la formule est galvaudée ; elle a néanmoins parfois ( très très rarement ! ) du sens.
Les enceintes Mulidine sont enthousiastes, chantantes, délivrant une gamme d'intonations déconcertante de richesse.
Ah certes, elles ne font pas de cadeaux aux électroniques et ne méritent que le meilleur…
Inconditionnels du baroque ?
les Mulidine sont faites pour vous, leur rapidité, leur finesse, leur précision vous combleront de bonheur à l'écoute de vos révérés instruments anciens.
Amoureux du classique ou du romantique ? La table d'harmonie d'un piano sous les doigts de Zimmerman, le violon de Milstein, ou les déferlements océaniens du Wiener Philharmoniker réjouiront vos sens : les Mulidine sont faites pour vous !
Accro au rock ou à l'indus ? Vous serez surpris de l'énergie développée par ces enceintes somme toute compactes, à condition que le travail de production soit judicieusement dosé et les divers limiteurs, compresseurs, noise-gate ou autres perturbateurs de la production artificielle soient administrés avec goût ! Eh oui, les Mulidine sont faites pour vous !
De la Bagatelle, d’une allégresse débordante, à la plus sérieuse mais tout aussi harmonieuse Cadence, la gamme se remplit peu à peu. La très récente Capriccio, au dessin élégant et à la sobre robe wenghé, est la preuve vivante, car elle est vivante, respirante, ouverte et déploie une vigueur sans lien avec ses dimensions très raisonnables, que la relève est bien assurée !!!!
Son concepteur est arrivé pour nous la présenter avec un sourire malin au bord des lèvres, qui, chez tout autre, aurait pu être agaçant… Nous avons branché la Capriccio, fraîchement sortie du coffre, et nous avons compris le sourire. La Capriccio n’est peut-être pas l’enceinte la plus facile du monde, pas la plus rassurante, pas la plus confortable… Mais elle donne le sourire, un sourire communicatif à tout individu qui avant tout veut consommer de la musique plutôt que des bancs d’essais où l’on estime la qualité d’une enceinte à la quantité de haut-parleurs !
Dès les débuts de Staccato, les Mulidine étaient présentes comme une évidence après des années d’écoutes diverses.
Depuis, de nombreuses concurrentes sont passées entre nos oreilles, souvent grotesques, parfois séduisantes, même quelques fois alléchantes comme peuvent l’être certaines beautés exotiques sur papier, mais aucune n’a su réunir aussi évidemment les qualités de compacité et de sensibilité artistique sans esbroufe. Et, malgré nous, elles sont restées un peu seules dans nos audis dans cette gamme de volumes et de prix…
- enceinte acoustique
La LS 3/5 ressuscitée !
Plus qu'une légende : un morceau d'anthologie, un pan d'histoire. Et, 30 ans après une naissance remarquée, elle continue de caracoler en tête des petites enceintes de caractère : que d'énergie, que de souffle, que de saveur ; certes, elle simplifie un peu, mais elle incarne, elle matérialise comme peu de grosses enceintes parviennent à le faire…
Si elle est souveraine sur les voix, elle vous présentera également un piano plus que plausible en dimension comme en puissance et des tutti d'orchestre juste ahurissants ! A condition bien sûr de lui donner de quoi s'exprimer : la LS 3/5 n'est pas facile à nourrir ; pas si gourmande qu'on ne le craint en watts,
elle exige surtout des électroniques vigoureuses, pas des timides ou des timorées.
Les 25 W d'un S8 Unison Research la subliment par exemple. Mais elle ne refuse pas les Taupes Volantes, elle adore les Sugden, et ronronne sous les caresse d'un NAD M3 ; bref, on trouvera de quoi en savourer la moelle sans trop de problème. Il suffira d'être vigilant…
Nous sommes là pour ça non ?
- enceinte acoustique
- câble
la noblesse de l'artisanat lorsqu'il frôle l'excellence, lorsqu'il se confond avec l'art.
Une fois de plus, un homme derrière cette magie, et aussi une équipe, des oreilles affûtées, des expériences diverses, des cursus variés, un même goût pour les sensations les plus délicates comme les plus excessives…
Il n'y aura jamais beaucoup de modèles chez Strad-Audio : les choix techniques imposent des dimensions, des formes, et surtout un temps d'étude ( et de prototypage – les charges sont complexes ) tels qu'il ne faut pas compter entrer dans la course à la nouveauté indispensable pour émailler les pages de la presse spécialisée. Bref Strad-Audio est astreint au marketing anachronique de la confiance à long terme…
Tant pis, les gens de Strad-Audio s'en moquent ; ils ont choisi un développement patient et concentrique auprès de ceux qui sauront comprendre et respecter leurs produits. Car la médiocrité à quelque stade que ce soit, électronique en amont, câbles, environnement mais aussi et essentiellement performance musicale des interprètes exposés aux lumières Strad-Audio, n'a plus sa place. Les Strad-Audio sont impitoyables.
Hifistes, audiophiles, tailleurs de décibels, mordus des bancs d'essai, passez votre chemin.
Amoureux sincères et curieux de musiques, venez…
Vous recherchez la vie, l'impulsion, la respiration, le grain, l'épanouissement des couleurs du printemps dans les îles autant que les nuances infinies du blanc dans l'antarctique, l'expressivité authentique, la sensibilité, les frémissements, les bruissements, les silences fournis, bref, la jouissance et l'humanité ? Venez !
Et tant pis si le disque n'est pas très bien enregistré ou masterisé : s'il y a un tant soi peu d'engagement de l'interprète, une enceinte Strad-Audio le respectera !
- Actuelle entrée de gamme, Ada est proposée à un prix extrêmement bas compte tenu de son équipement mais surtout de ses qualités de vie, de timbres et de matière, qui connaissent peu d'équivalent, ou alors accompagnées de colorations rédhibitoires… A très faible niveau, proche du susurrement, comme à des forces pas très longtemps supportables, Ada respectera n'importe quelle expression musicale…
Prudence cependant : Ada ne pardonne rien aux électroniques, elle est même un extraordinaire laboratoire ! A n'écouter donc que sur des appareils qui partagent son goût pour l'élocution, le lyrisme… ce qui ne veut pas forcément dire chers : une combinaison Sugden Mystro CD + Jolida JD 202, ou encore Audio-Aéro Prima CD ou Eera DL-1 + Unison Research S2K… C'est encore raisonnable, n'est-ce pas ? Mais aussi Tosca ou Euphya : l'entente est exemplaire !
- Sa grande sœur, Ada "Redux" (ou Ada +) affine encore, dans le même format, le délié, la délicatesse de sa puînée ; plus d'autorité sans doute, de densité, mais le même chatoiement lumineux de timbres, la même pluie chaude de musique, le même enthousiasme pour épier les plus fines astuces d'un arrangement, la moindre invention sur une partition…
- Alma ? La quintessence ! Rien de moins. L'âme de la musique en effet. L'écoute sur Alma est bouleversante de naturel, d’éclatante ardeur lyrique…
Là encore, le prix n'a pas de sens : on pourrait comparer ce modèle à des enceintes X fois plus chers ( X tendant vers beaucoup ! ) sans obtenir l'authenticité, la cohésion organique, la relation privilégiée à l'instrumentiste, ce charisme des interprètes à la limite de l'indécence, une fluidité, un huilé incomparable ; la magie ? Oui, c'est cela, sans aucun doute !
- Lemda : tout a été dit pour les modèles Strad précédents ; ne restait plus de place que pour l'étrange, le surnaturel, l'indicible.
Dois-je développer ? Bon, si vous insistez je vais essayer de dire l'indicible. Où Alma vous installe devant les musiciens, laissant votre esprit se promener au gré de son humeur et sans aucun effort d'un instrument à l'autre, y compris dans les forte les plus chargés, Lemda vous contraint peut-être à davantage de concentration ; mais dès lors, si l'on accepte de se laisser emporter, si l'on accepte de se laisser submerger par la passion, alors l'immersion, l'interpénétration, voire la divination seront totales, absolues, un envoûtement permanent…
Où Alma frôle une perfection de la restitution, de l'identité des individus, des intentions musicales, des idées, des macrocosmes, Lemda ajoute un indéfinissable sentiment d'une inspiration de tout instant ; l'hédonisme et la substantialité, peut-être… une intensité, un cœur, un noyau, au sens atomique, ou anatomique…
Nul disque ne l'effraye ; à une seule condition : savoir saisir la musique, ressentir les qualités des silences autant que celle des déflagrations volcaniques et ne pas chercher à assimiler haut rendement à sonorisation, à imaginer reproduire un niveau que l'on prétend réaliste. A-t-on jamais imaginé faire entrer le Berliner Philharmoniker chez soi ? Une hérésie.
Une reproduction plausible de la dynamique oui, remplir le Stade de France, non !
Vous l'aurez compris à l'issue de ma logorrhée enthousiaste, Strad-Audio représente pour moi l'aboutissement d'une quête, le haut rendement eurythmique !
On pourra toujours chercher mieux sur des critères purement hifi, puisque telle quête est sans fin ; certes, certains systèmes haut-rendement d’encombrement très élevé permettront des niveaux d’écoute moyen apocalyptiques, ou donneront l’impression d’attaques plus puissantes… mais écoutera-t-on plus de musique, plus d'authenticité, plus de respect envers le travail et l'imagination des musiciens, plus de fidélité à la substance musicale ?
J'en doute.
Peut-on décider d'avoir raison contre tous ? Peut-être oui.
Et j'ai quand même un peu de bouteille…
Les modèles Strad-audio sont désormais uniquement livrées laqués, satin ou brillant, à l’exception de Ada, invariablement disponible en finition wenghé. Une finition admirable, une légère amélioration des performances sur tous les modèles, ainsi se distingue la nouvelle gamme.
Note à propos de Strad-Audio : StradAudio est, je crois pouvoir le dire pour nous tous qui participons à l’aventure Staccato, la clef de voûte, la pierre angulaire, peu importe l’expression, de notre différence, de notre capacité à oser prétendre à l’Alternatif !
Parce que nous estimons qu’il y a encore beaucoup de mélomanes exigeants en France, dont certains peut-être s’ignorent, pour ne pas bouder la haute-fidélité sous prétexte de sa déviation statistiquement prépondérante. Ce naturel que nous parvenons parfois, à force de travail, de peaufinage, de mise au point, de combinaisons ultra-léchées, à obtenir avec quelques rares produits, coule de source avec Strad-Audio ! Strad-Audio atteint la quintessence d’une détermination de transcrire et reproduire plausiblement la musique en tant que support émotionnel majeur…
Petit encart technique à propos des Alma et Lemda : concevoir et réaliser un pavillon arrière n'est pas une mince affaire, n'est pas que de la théorie ou de la calculette.
Strad-Audio a développé patiemment un pavillon unique dont les enroulements sont étudiés pour un contrôle parfait de la réactance, les alternances de matériaux pour une totale maîtrise des toniques, sans parler de détails multiples qui pour la plupart mériteraient des brevets.
De même la géométrie de la chambre de compression est totalement atypique et ne vient pas - par exemple - flanquer juste derrière le haut-parleur une planche qui renvoie la quasi totalité des ondes émises directement à travers la membrane avec à peine un léger décalage ! En outre, le dessin extrêmement spécifique et complexe de cette chambre autorise un volume minimum et donc une compression maximale ( pour faire simple… )
Quelques bavards impénitents gagneraient donc en sagesse s'ils cessaient de faire circuler des bruits jaloux prétendant qu'une enceinte à pavillon en vaut une autre, alors que les plus célèbres d'entre elles ébauchent à peine des amorces de solutions pour résoudre les problèmes inhérents au principe ! L'antériorité ne vaut pas toujours primauté !
Ah, dernier point important : le site Strad-Audio est une avalanche de pépites d’informations et considérations engagées que nous partageons très largement…
- enceinte acoustique
un constructeur Canadien réalisant des enceintes prestigieuses et d’une finition exemplaire.
De l’enceinte bibliothèque jusqu’au gigantisme, Focus Audio est présent sur tous les fronts haut-de-gamme.
Nous avons le plaisir de présenter les modèles de la gamme New Signature FS 6 et FS 8 disponibles exclusivement en laque noire, d’une exceptionnelle pureté.
Une alternative arrivant idéalement chez Focus Audio pour épauler les aînées de la Signature Serie dans leur engagement contre des références anglaises établies à la force du passé mais qui n’offriront pas toujours une si juste cohérence tonale, un tel fruité, une forme d’objectivité…
FS 6 : une bibliothèque talentueuse comme Focus Audio sait si bien les faire, à preuve la célébrissime FS 688 dont elle est directement dérivée.
Une vivante palette d’intonations, un délié du meilleur aloi, une ouverture confortable et une capacité d’analyse éblouissante caractérisent cette enceinte vraiment très compacte qui n’éprouve pas le besoin de se faire passer pour corpulente, mais au contraire respecte un équilibre tonal favorisant l’expression à la frime…
FS 8 : une petite colonne vraiment très avenante, au dessin subtil, logeable et pas capricieuse : pas besoin d’un déluge de watts, la FS 8 a un rendement déjà plus que correct. Là encore une profusion de couleurs fines, des timbres variés et détourés, de la franchise et de la rapidité sur un registre large, offrant en outre l’avantage de pouvoir se déployer avec des petites électroniques même si ce bel objet acceptera de dévoiler un talent infini au fur et à mesure qu’on le nourrira du meilleur…

Essayez une combinaison Eera DL 1 + Sugden A21 SE + FS 8 et… que de beauté… Dès les plus bas niveaux, ce système expose une restitution chamarrée, riche et mélodieuse, plausible en matière comme en dimensions, le tout dans un encombrement et un budget encore très prudent.
Et puis l’arrivée de Focus Audio chez Staccato Nantes est la preuve que nous ne nous entêtons pas sur des choix intégristes mais bel et bien que nous restons à l’affût de produits alléchants ouvrant sur une autre voie que celle des variations perpétuelles autour des mêmes thèmes de l’ennui…
L’idée de Focus Audio nous tentait depuis un bon moment : la naissance d’une gamme un peu plus démocratique a emporté notre décision…
- enceinte acoustique
Triangle fait partie de ces marques ultra célèbres adulées par les un et honnies par les autres.
La querelle ne m'intéresse pas : tout ce qu'on a pu penser de Triangle se casse la figure sur ces objets hors du commun issus du projet Magellan SW 2.
D'abord une réalisation somptueuse, une finition digne des plus grands ébénistes d'art déco.
Une forme élégante et des proportions équilibrées.
Et puis on branche les Cello ou les Quatuor ; attention, il faut du costaud, surtout pour les Quatuor, les Cello étant nettement plus faciles ; pas forcément un déluge de watts même si elles les supportent sans broncher, mais du solide, des appareils de caractère… et là, première surprise : en dépit des dimensions quand même généreuses de ces longues colonnes ( les Quatuor, les Cello sont très logeables ! ), on n'entend aucune exagération, aucune déformation, aucune monstruosité ; au contraire les instruments ont une taille vraisemblable dans un déploiement d'image toujours contenu. Du grave tendu et précis à un aigu qui, par sa capacité énergétique rare ( enfin des violons qui ne deviennent pas miniatures en bout de manche ), peut se laisser déborder si l'ampli n'est pas exemplaire, on assiste à un beau spectacle cohérent, immédiat, sans se poser de question, composé de timbres fruités et racés, de corps et de substance.
Si l'envie vous effleure de les écouter en sourdine, peaufinez soigneusement le choix de l'électronique principalement pour les Quatuor qui aiment bien être un peu bousculées pour s'exprimer pleinement ; mais alors quelle majesté… Et je le répète, pas besoin d'un débordement de watts, juste beaucoup de corps et de personnalité : émotions garanties sur le fantastique Perfomance Unison Research, ou le surprenant S8, mais démarrage au quart de tour sur les blocs Art Audio Concerto de 55 w.
Mais bon, si vous aimez les décibels, si vous décidez de vous habiller pour un moment, quel bonheur en compagnie d'un KW Musical Fidelity, quel régal en compagnie des surréalistes blocs mono MasterClass Sugden. Et enfin, une ultime combinaison gagnante : ASR Emitter ! Si vous pouvez, n'hésitez pas, elles le méritent grandement.

Quant aux Concerto, je crois que nous n'en sommes pas revenus chez Staccato : certes nous pouvions imaginer que, côté spectacle, elles se situeraient dans le cercle fermé des " chères " créations musculeuses du marché haut-de-gamme ; et, si on le leur demande, elles savent faire en effet ! Elles peuvent déployer une énergie peu commune, un grave indéniablement puissant, abyssal et toujours très rapide ; et avant tout richement timbré, diversifié !!! La détermination assénée dans le bas est enfin comparable à l'impact d'un 38 cm ! Et le reste du spectre suit sans débordement sans une once de mauvais goût !
Mais - et cette ultime qualité les rend impérissables et exceptionnelles - : les Concerto sont d'une rapidité, d’une sensibilité et d'une expressivité que l'on pouvait croire réservées à quelques rares perles, quasiment du domaine de l'accident dans la production mondiale ! On ne se pose plus la moindre question dans le rapport à la Musique que l'on savoure jusqu'aux plus infimes inflexions ou distinctions de couleurs dans les couleurs… Et ce sans avoir besoin d'assourdir le quartier : les Concerto savent se tenir, sans aucune frustration, dès les premiers décibels tout en célébrant sans jamais forcer les écarts les plus saisissants d'audace musicale, aucune projection aucune dureté, aucun égarement d'un pan du spectre plus vaillant que les autres ! Si la pièce s’y prête, pas forcément très grande d'ailleurs - autre surprise devant le " gigantisme " de tels monuments - la cohésion des registres est exemplaire : un large-bande de 1,60 m qui jamais n'étire les dimensions des interprètes, mais les place au contraire dans une intimité, une proximité, un cocon fusionnel qui n'est pas sans évoquer nos très chères ( sentimentalement ) Strad-Audio…
Là encore, Emitter I ou, mieux, le pharaonique II, mais toujours le sublimissime et sans équivalent Performance Unison Research ( avouez que le prix est très raisonnable pour nourrir des enceintes de ce gabarit ! ) formeront une amitié durable, fidèle. Mais pourquoi ne pas varier un peu : les blocs Sugden Masterclass ou les Quartet Art Audio, ou des beaux Jadis JA 80, ou… ah, laissons-nous allez au rêve : l'Absolute Unison Research !!!
Un grand grand bravo pour ce renouvellement total, par une grande société, de la perception musicale que nous réclamons haut et fort chez Staccato…
- enceinte acoustique
Et puis Triangle a tenu ses promesses par ailleurs : la gamme Genèse, pour l'instant représentée par le modèle Quartet, d'un prix plus que raisonnable ne serait-ce qu'en regard de la qualité de fabrication, est bien partie pour continuer de redresser l'image de marque de Triangle et faire taire le verbiage hautain des détracteurs ( dont honnêtement j'aurais pu faire parti si c'était mon genre… Et c'est mon genre ! ) : véritablement vivante, animée ( dans le sens noble du terme ), la Quartet ne demande qu'à chanter avec allégresse et le meilleur goût si, bien sûr, on sait la marier avec des électroniques qui ne beugleront pas dans l'aigu, si nombreuses et si dangereuses sur des enceintes rapides visant à reproduire un répertoire large dense et plein et non pas une vision factice, artificiellement filée et plus ou moins lourde dans le bas-médium mais sans substance, que propose la plupart des enceintes acoustiques à la mode !

La Quartet expose une ouverture du meilleur aloi, une vraie respiration ( et ça, c'est plus qu'inaccoutumé ! ), une absence totale de son de caisse ( sur des supports ARIS, certes… ), et, après un patient rodage, une gamme de timbres étendue mais surtout avalisée par des variantes réussies dans la matière même des instruments !
Formidable proposition dans un prix qui est un vrai prix et pas une surévaluation artificielle pour créer de la qualité par l'élitisme !
Une question : pourquoi le designer de Triangle, qui n'ignore pas les critiques accusant la manie endémique de leur création à un aigu un peu répétitif et insistant, corrige parfaitement le tir en intégrant impeccablement le haut du spectre mais attire visuellement l'attention sur le tweeter ? Question psycho-acoustique, ce n'est peut-être pas parfaitement pensé ? Si ? Ah…
Vous avez sans doute remarqué mon amour inconditionnel des Unison Research ( ça pourrait même paraître obsessionnel : il faut dire que, continuant à les comparer à des marques autrement réputées… on ne comprend toujours pas l'incontestable suprématie musicale sans tricherie des étalons italiens ! ). Venez essayer les Quartet associées au S6 et, par exemple, à un Eera DL1… Croyez-moi, on peut vivre une vie de musiques avec une telle combinaison !
Et que de beauté et de grâce sur un Sugden A21SE… Aucun risque avec un ampli aussi souple mais vif, affable mais autoritaire, délicat mais véritablement dynamique, d'exciter des vieux démons Triangle !
Tout de même, si on m'avait dit qu'un jour je proposerais des Triangle sans rougir !!!!
- enceinte acoustique
Encore une marque que l'on ne présente pas !
On adorera ou on détestera Klipsch mais on ne mettra pas des heures à se décider.
Klipsch, ce sont quelques jalons de l'histoire de la hi-fi, les Klipschorn, les Heresy…
Bon, certes, les Klipschorn ou Scala ne rentreront pas dans tous les intérieurs. Mais pourquoi se priver des Heresy, ces drôles de modèles compacts à poser au sol ? Toutes les saveur de l'héritage Klipsch dans un format réduit et à un prix modeste ! Un enthousiasme communicatif, une envie de taper du pied et de danser, des timbres incroyablement variés et ductiles même si on peut détecter quelques accents typiques ça et là…
… mais Klipsch, ce sont aussi des modèles beaucoup plus abordables et tout aussi animés.
Car c'est bien là la marque de fabrique : de l'énergie, de la cadence, de la vitesse, l'allégresse de la musique vivante !
Il y a quelques temps encore, je n'aurais pas été enthousiaste : les qualités que je viens d'énumérer pouvaient être entachées de systématisme, de coloration marquée, d'une tendance à la projection du haut du spectre sitôt que l'on poussait un peu…
… plus maintenant : les nouvelles RF prouvent que les concepteurs n'ont pas oublié les glorieuses aînées ; non seulement les colorations ont disparu, mais le panel d'intonations et de timbres peut en remontrer à des enceintes pourtant réputées dans le monde du bas rendement.
Le pavillon engendre de la dureté ? Que nenni : les cordes sont savoureuses, empreintes d'une volupté digne de très grands systèmes ; à la différence près que les RF sont proposées à des prix sans commune mesure avec l'énergie déployée !

Alors pourquoi se priver des 96 ou 97 dB de bonne humeur que délivrent ces américaines faites de contradiction ?
Par pure honnêteté, il faut quand même préciser que les RF sont à marier avec circonspection si l'on espère des années de bonheur : le grave est susceptible et le côté loupe du haut ne pardonnera pas aux électroniques approximatives. En revanche, si l'on met tout en œuvre pour goûter aux joies de ce haut rendement, on aura du mal à faire marche arrière !
Le cap avant Strad en quelque sorte…
- enceinte acoustique
une heureuse petite découverte. Nous rêvons tous de ces marques qui soudainement présentent
des objets extrêmement sympathiques à des prix tout à fait raisonnables : c'est le cas des enceintes conçues en Angleterre par un ancien de chez Mission, je crois. Je ne suis pas fan à priori de ce que beaucoup appellent le son anglais, mais ces enceintes jolies et bien faites ne rentrent pas exactement dans cette catégorie. Plutôt vives, chatoyantes, elles complètent avec intelligence la compétence certifiée de Nad, par exemple… Suggestion bien sûr loin d'être limitative !
- casque électrostatique
je ne crois pas utile de trop m'étendre sur ce chapitre. La notoriété des casques Stax est largement établie.
Si vous n'avez pas envie de vous poser de question d'acoustique, de problème d'encombrement, d'ameublement, si vous êtes un solitaire acharné de la musique, il y a une solution toute trouvée pour vous :
Le casque SR-007 Omega II & l'ampli / alim SRM-007t II : c'est pas donné, certes, mais c'est impérissable !
Et les nombreuses déclinaisons vers le bas couvriront des attentes variées !