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Je sais bien, mais il faut bien admettre qu´il n´y a pas du nouveau tous les jours.
Oh, ce n´est pas faute d´essayer !… De continuer d´empiler les écoutes, suivant nos braves amis journalistes sur les traces de ces produits qui les émerveillent…
… et nous ennuient tant…
Beaucoup de jolies paroles, si peu d´ardeur musicale...
Parler de disques alors ? De musique ?
Oui, je devrais ; mais là, c´est au contraire faute de savoir faire le tri. Tant de choses enthousiasmantes disponibles de nos jours…
Allez, au hasard, le haut de la pile :
Les Albeniz d´Esteban Sanchez, Melody Gardot, sympa, Shostakovich en concert par un florilège de stars : Julian Rachlin, Janine Jansen, Yuri Bashmet, Mischa Maisky, et Itamar Golan ; ou encore le très plaisant disque de Jeanette Lindström, pas d´une folle originalité, mais de beaux arrangements au service de mélodies simples et une voix légère mais touchante loin de la manie cérébrale d´un certain jazz du moment. Et surtout une version à peine reconnaissable de Trains and boats and planes, reprise en son temps par notre Claude François national ! Le dernier Martina Topley-Bird, pas aussi inventif que son premier, mais ne boudons quand même pas. Le Bashung, très honnête. Duffy, très bien fait dans la catégorie nostalgie d´une certaine pop/rock savoureuse. Le magnifique et rare Martinu par Isabelle Faust, décidément une artiste humble et passionnante Et puis le surprenant Goldberg´s Ghost, variation autour des Goldberg de Bach par l´United Instruments of Lucilin…
Bon, j´arrête, la pile est haute et je ne veux pas rentrer dans les raretés très obscures issues de labels gravant moins de trente exemplaires…
Et puis tant de perles oubliées que l´on ressort de nos discothèques, où on les avait laissées un peu dormir dans l´enthousiasme de la nouveauté.
Par exemple, j´ai ressorti récemment une succession de versions de la sonate pour piano en ré mineur opus 31 " Sturm " de ce bon Ludwig.
De ces œuvres rabâchées, certes, mais à l´écoute comparative entre divers grands et moins grands interprètes, on comprend pourquoi. Et on s´aperçoit qu´il y a encore des finesses et des roueries bien dissimulées à découvrir. Des frissons à partager
Je garde un petit faible pour Claudio Arrau. Mais c´est aussi un peu de nostalgie qui m´appartient. Je ne permettrai donc pas de juger au-delà de mon admiration…
Et je me replonge dans Bruckner pour essayer de dépasser mon blocage sur les symphonies 4, 6 & 9.
D´ailleurs si vous avez des suggestions, de tous genres, je prends. Je n´attends pas de vous, dans vos courriers que des demandes de conseils. J´accepte aussi de partager vos enthousiasmes, vos plaisirs, vos découvertes, vos élans, en musique, voire en matériel, pourquoi pas…
04 juin 2008
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