Suite à une émission sur France Culture, j´ai acheté, il y a déjà un petit moment de cela, un CD/SCAD regroupant " une nuit sur le Mont Chauve ", la suite du " Mandarin Merveilleux " et le " Sacre du Printemps " par Esa-Pekka Salonen chez DG, enregistré dans le nouveau Music Hall Disney, je crois…
Plaisir musical mitigé : la découverte de la version originale de la " Nuit sur le Mont Chauve " est enthousiasmante et plutôt bien tenue, d´honnêtes couleurs d´orchestre, quelques beaux effets rythmiques, et des passages dans la partition qui manquent incontestablement à la version réduite. Je regrette personnellement en revanche la partie finale, l´aube après le sabbat, apparemment rajoutée par Rimsky-Korsakov lors de son copier/coller…
Une agréable analyse de Bartok mais qui engendre la frustration systématique de n´avoir que la suite au lieu de l´intégrale !
En revanche un " Sacre " décevant, très meddle of the road… Banal…
Mais la performance musicale n´est pas tant ce qui me donne envie de parler de ce disque. Cette fois c´est plutôt la rubrique son.
Déjà sur France Culture, on avait vanté la magnificence de la prise de son…
… Quand j´ai écouté le disque, j´ai parié avec un certain nombre de fidèles qu´il deviendrait une référence pour les rubriques disques de nos journaux préférés !
Ça n´a pas raté !
Et c´est consternant !
Des percussions graves qui roulent par terre et envahissent tant le spectre que tout le reste est rejeté en arrière, notamment les cuivres qui semblent ( en dépit d´une objective netteté des timbres ) jouer depuis les coulisse, en tout cas en dessous du niveau des bois ! Un comble !!!! Le tout dans 3 dB de dynamique !
Où est la rutilance du métal, la cinglance ( néologisme d´indignation ! ) des attaques, surtout dans ce type d´œuvres ?
Mais je comprends le principe : ça permet à nos chères têtes embuées de hifi d´écouter à niveau élevé sans crier grâce, d´obtenir de vagues sensations ventrales sous l´assaut de percussions et contrebasses roboratives au lieu de perdre son temps à décrypter des subtilités, des astuces, des trouvailles d´écriture aussi riches que l´étaient trois musiciens éclairés, sinon de génie !
On se plaint du MP3, mais on dirait que tout est mixé pour lui !
Car nous n´avons affaire à rien d´autre ici qu´une vague mixture…
Au moins à une époque, dans le genre démonstratif, Telarc nous bombardait de dynamique et d´impacts réellement saisissants. Ce n´était pas toujours très finaud musicalement, mais c´était rigolo pour les stapédiens !
25 avril 2007
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